Une autre manière d’apprécier l’automobile

Je suis, au plus profond de moi, un ingénieur. Alors que certains se contentent d’apprécier le design ou les performances, j’ai toujours été émerveillé par le génie insufflé dans chaque ensemble mécanique. Avez vous déjà démonté une montre ? Ou une machine à coudre ? Ce sont des œuvres d’art à mes yeux, et l’automobile ne fait pas exception.

C’est pourquoi, des années durant, je me suis dit qu’un jour je restaurerai une ancienne. Et bien en septembre dernier ce jour est enfin arrivé. Étant un amoureux des proportions des sportives classiques et des six en ligne (la meilleure des configurations, d’un point de vue vibratoire au moins), je me suis offert une Datsun 280Z.

Photo : Andrea

Que les choses soient claires : je n’ai pas acheté cette voiture comme sujet d’écriture. Les 12 mois qu’il m’aura fallu pour ne serait-ce qu’évoquer l’existence de Daphné (c’est son nom) en attestent. Je n’ai pas l’intention de faire des tutos détaillés de mes aventures mécaniques.

Je suis trop absorbé par la poussée d’adrénaline liée à l’échec du démontage d’un tableau de bord ou la sérotonine produite par un volant restauré dignement par mes petites mains. Je suis trop impatient de prendre ma prochaine dose pour m’arrêter, faire des photos ou des vidéos détaillées, et voir l’écriture empiéter sur mes moments cambouis.

Photo : Texa

Cependant, j’ai bien l’intention de faire part de mes victoires et défaites, exaltations et frustrations, idées de génies et conneries finies.

La belle est roulante et déjà partiellement restaurée (les trains roulants ont été retapés avant son achat) et l’essentiel du boulot est cosmétique, ce qui ne requiert qu’un simple démontage intégral et un tour chez le carrossier … Au delà de cela, j’envisage une conversion en boîte 5 vitesses (la boite de rechange est déjà démontée dans le garage), une réfection du moteur (le joint du carter d’huile ne fait plus son taf) et quelques travaux divers et variés pour lui rendre son charme d’antan.

Photo : Texa

Pour le moment je me suis déjà occupé de refaire une jeunesse au système carburant, mettre de nouvelles ampoules dans le tableau de bord (un boulot bien plus long qu’il n’y paraît), remplacer les supports moteur et de boîte, vidanger ladite boîte, réparer le frein à main, un barillet de serrure, remplacer la jupe par une au look plus moderne, les rétros par leurs version japonaise et le bouchon de réservoir par un modèle d’origine.

Vu le temps qu’ont prise chacune de ces petites opérations, j’ai encore du pain sur la planche, et c’est tant mieux ! Chaque après midi passée avec les mains sales à faire tourner des clés plates est une leçon d’ingénierie intensive, une petite séance de sport et un jeu de déduction à la fois.

Photo : Andréa

Cette semaine a commencé le travail de démontage complet de la voiture pour pouvoir l’envoyer chez le carrossier, un travail titanesque pour un amateur dont c’est le premier projet de restauration. J’ai la trouille. Je suis heureux.

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